Excursions / Voyages

Ronchamp – Belfort

09 juillet 2026 09:00 - 10 juillet 2026 18:00

Ronchamp était par le passé une petite ville assez prospère, au coeur d’un bassin houiller, avec plusieurs filatures dans les environs, un important atelier mécanique et une activité de broderie à domicile pour des nappes, napperons et draps.
L’activité minière débute à Ronchamp au milieu du XVIIIème siècle. Pendant deux siècles, l’exploitation des mines de charbon a façonné le paysage et rythmé la vie de Ronchamp et de ses environs.
Devenue une véritable industrie à la fin du XIXème siècle, elle emploie 1’500 personnes qui produisent 200’000 tonnes de charbon par an.
Le charbon étant d’assez mauvaise qualité, il est brûlé dans une centrale électrique

Dès 1’906, des difficultés techniques et la baisse de la rentabilité affectent l’avenir de l’exploitation des houillères. Ronchamp exploite le puits de mine le plus profond d’Europe, le puits Arthur (1’300 m) et l’activité est endeuillée par plusieurs accidents : explosions dues au méthane et inondation des galeries de mine (rappelée par le monument « aux quatre de l’Etançon »).
En 1958, les houillères et la centrale électrique s’arrêtent définitivement.

Parallèlement, l’’activité textile souffre de la concurrence asiatique, et la mode n’est plus aux draps brodés.
L’atelier mécanique ferme et est converti en centre artisanal accueillant des PME.

Tristement, commerces et restaurants ferment les uns après les autres.

Seule la chapelle apporte un peu d’activité touristique, mais les visiteurs ne font que passer.

La chapelle

La colline de Bourlémont domine le village et comme tous les endroits élevés, a été un lieu de religiosité depuis des siècles.

La première mention d’une église catholique en cet endroit remonte à 1’092.
En 1’494 a lieu le premier miracle lié à Notre Dame de Ronchamp, qui devient un lieu de pèlerinage dédié à la Vierge Marie.

A la Révolution française en 1’789, la chapelle est vendue comme bien national. Elle est rachetée par des familles de Ronchamp soucieuses de lui garder sa vocation religieuse.
De nos jours, c’est donc un site privé propriété de l’association Œuvre Notre-Dame du Haut.

La chapelle, alors de style gothique, est détruite par la foudre et sa reconstruction souffre de la Première guerre mondiale.

Nouvelle épreuve en 1944 : la chapelle se trouve sur la ligne de front et est occupée par les Allemands. Elle subit des bombardements et est sévèrement endommagée. Elle est encore debout, mais les murs sont pleins de trous et durant les offices, les oiseaux passent à travers la chapelle.

L’évêché fait appel à Le Corbusier. Ce dernier n’est pas croyant, mais venu sur place, il est séduit par l’endroit et accepte de construire la chapelle.

Haute-Saône

Devant le théâtre du Pantographe à Vevey pour les voitures., qui viendront chercher les participants à domicile. même rendez-vous pour les éventuels piétons. Arrêt Vevey Nord des bus 202 et 211 à proximité immédiate

PROGRAMME:

Déplacement en co-voiturage. Départ de Vevey vers 9 h

Environ 3 heures de trajet, en passant par Bâle et Belfort, majoritairement sur autoroute.

Arrivée au hameau du Rhien vers midi où se trouve l’établissement du Rhien, hôtel, restaurant et centre de séminaires, où les participants ne risquent pas d’être distraits par des sollicitations extérieures, car il n’y a rien à des kilomètres à la ronde.

Ce vaste restaurant est tenu par la même famille depuis des décennies, et est très fréquenté malgré sa situation isolée. Il offre une suggestion du jour à 3 plats en plus de la carte. Prix très raisonnables.

Vers 14 h, après déjeuner, en cas de temps sec, montée à la chapelle depuis le cimetière de Ronchamp en empruntant le sentier de pèlerinage historique du chemin de croix.

Sentier facile, un peu pentu au départ avec quelques marches, puis la pente s’adoucit. Environ 20 minutes de marche pour 150 m de dénivellation.

Chaussures légères de randonnée recommandées. Le sentier débouche à la Porterie de la chapelle.

En cas de pluie, montée en voiture par une bonne route. Grand parking devant la Porterie.
Les participants moins entraînés pourront décider sur place au départ s’ils préfèrent monter en voiture.

A la Porterie, vieilles photos de la chapelle endommagée durant la guerre, WC, distributeurs de boissons et boutique souvenirs.  Ticket d’entrée à la chapelle 9 €.

Visite de la maison du pèlerin puis continuation vers la chapelle. Visite de l’extérieur et de l’intérieur. C’est un endroit consacré, donc les conversations se doivent d’être discrètes.
Visite de de la pyramide de la paix (à l’extérieur) avec vue sur le paysage environnant, puis coup d’œil aux cellules du monastère des Clarisses (on ne visite pas) et visite de l’oratoire (public). Durée environ 2 h.
Bref arrêt pour évoquer le passé minier de Ronchamp avec le sentier des affleurements et le mémorial aux « quatre de l’Etançon », noyés dans l’inondation d’une galerie de mine du puits de l’Etançon, puis avec la structure du Puits Marie.

Pas de visite des galeries, mal entretenues et devenues dangereuses pour y emmener un groupe.

 

Retour à Ronchamp vers 16 h, en passant par les logements des mineurs et des directeurs.
Le musée de la mine est malheureusement « en rénovation » depuis des années et ne rouvrira qu’en automne 2’027.

Nous passons par le village de  Champagney, première commune à demander l’abolition de l’esclavage, avec son musée de la négritude, son église et ses étangs (artificiels.

En route vers Belfort, arrêt au réservoir de Champagney, vaste réservoir destiné à alimenter le canal de Haute-Saône (jamais terminé), bordé d’une digue de 485 m de long et 41 m de haut.

 

 

Parcours optionnel (suivant temps disponible) de la région des mille étangs :

Au Moyen-Âge, les moines ont incité les populations locales à créer des étangs. Le poisson enrichissait alors les repas dans cette région déshéritée où la viande était rare. Des zones de dépressions marécageuses et incultes ont ainsi pu être mises en valeur. Pour réaliser un étang, il faut lui enlever les boues qui occupent la dépression et élever une digue à son point le plus bas. Elle est construite avec des boues et des blocs de roche. Un tronc de sapin évidé permettait de vider l’étang. Aujourd’hui, il est remplacé par une construction en ciment appelée « le moine ». Ces étangs de faible superficie et de faible profondeur, (2 mètres maximum), accueillent une faune aquacole adaptée aux eaux froides et acides, dont la pauvreté nutritive entraîne une croissance lente des espèces qui y vivent.

On trouve souvent des fritures de carpes au menu des restaurant locaux, un plat pas vraiment recommandable : il s’agit de darnes, (coupes verticales du poisson), qui ont tendance à devenir assez dures une fois poêlées.

Arrivée à Belfort vers 18 h.  Prise de chambre dans deux hôtels voisins Les Capucins (3 *avec restaurant où nous prendrons le repas du soir) et le Boréal (4* sans restaurant). Vastes parkings payants en face des Capucins.

Flânerie dans la vieille ville de Belfort et visite rapide de la cathédrale St Christophe en grès rose sur la place d’armes, vaste place bordée de bistrots où nous prendrons le traditionnel apéro.

Diner à l’hôtel des Capucins, nuit à Belfort.

 

Le lendemain, visite de la citadelle, bâtie par Vauban , puis agrandie à plusieurs reprises pour faire face aux progrès de l’artillerie.

Montée en voiture pour se garer à proximité de l’entrée de la citadelle.
Les participants très courageux peuvent monter à pied en empruntant une succession d’escaliers : ils ne seront pas déçus.

Entrée gratuite (ouverture à 08h) et visite libre (non guidée mais avec de nombreux panneaux didactiques) de la promenade des fossés de la citadelle, largement à plat, et visite du Grand Souterrain, une dépression naturelle couverte sous Louis XV pour abriter la population. Escalier modéré pour y descendre et en remonter. Le souterrain est plat mais assez humide et assez frais – prévoir une petite laine.

Puis déjeuner à Belfort. Il y a un restaurant dans la citadelle, mais qui offre surtout salades et planchettes.
Autres Suggestions ; le Lien  / Fontaine des saveurs  /  a L’épicerie

Retour à Vevey après déjeuner, arrivée vers 17 h.

Déplacement:

ATTENTION:

Prendre chaussures basses de marche si la météo permet de monter à la chapelle par le sentier des pèlerins.
Prévoir une petite laine pour la visite du grand souterrain de la citadelle de Belfort

Inscription:

1er juin

Paiement:

Pas de prépaiement
Décompte après le retour de l'excursion
Paiement du déjeuner au Rhien à Ronchamp par Jean-Pierre
Paiement individuel de vos chambres à l'hôtel


Jean-Pierre Bouldoires
tél: 021 944 22 11
mobile: 079 379 23 15
email: [email protected]

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